Dès l’instant où les lèvres de Marise se posèrent sur les siennes, Noah perdit toute occasion de s’enquérir de ce qui avait provoqué sa catatonie. Oubliée, l’inquiétude de la perte de connaissance de Marise, seule régnait la volupté de son contact, la douceur de sa peau, le martèlement de son cœur.
Ils abandonnèrent le carrelage pour gagner le confort des lits.
Noah ne se laissa pas faire. Pour sûr, ses mains ne répondaient pas, mais il avait tout le reste. Il entortillait une jambe autour de celle de Marise, usait de son genou pour caresser la peau sensible tout en parcourant chaque parcelle du corps avec son nez, ses lèvres et sa langue. Et si un quelconque recoin était inaccessible, Marise contre-attaquait dans un mouvement empli de grâce pour l’explorer à son tour.
En quelques occasions, leurs corps s’arquèrent de sorte à leur offrir un combo gagnant où l’action simultanée de l’un et de l’autre les propulsait dans une vague de plaisir mutuel.
Ce fut le corps brûlant et le souffle court qu’ils acceptèrent de se séparer un instant pour que Marise attrape de ses doigts fins et agiles la pochette du préservatif, tandis que Noah attrapa dans son bec un tube de lubrifiant.
Noah avait tout oublié de la gêne de ses mains alors qu’ils se dévoraient des yeux tout en ajustant le dispositif aux besoins de chaque corps.
Le désir n’en fut que plus intense lorsque leur ébat reprit. Marise ne tarda pas à l’emprisonner entre ses cuisses, lui arrachant un râle de plaisir auquel il répondit par un coup de reins profond. Puis le mental disparut et les corps s’exprimèrent dans toute leur animalité.