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Les deux adolescents gisaient, immobiles, inconscients, entrelacés au bord de la rivière. Une fine pluie leur tombait dessus.

La licorne était sortie de la rivière pour s’approcher de Marise, emmitouflée par une masse noire qui faisait écho à ses pensées.

À son côté, la dame commenta :

— Il s’en est bien tiré pour une première fois. Aucun démon n’a pu s’accrocher à elle.

— Son canal est faible, il reste trop de négativité.

— Bah, ça viendra. Tu sais comment sont les humains. Ils s’agitent sans queue ni tête et tournent autour du sens de la vie.

— Bien dommage, alors qu’ils ont été guidés jusqu’ici. Alphonse n’a pas changé ses manières.

— Il croit que l’homme doit trouver son chemin par lui-même pour accepter de l’arpenter, dit la dame.

— En voilà, une croyance limitante… À croire qu’ils s’en inventent toujours de nouvelles pour justifier leur existence de plus en plus longue…

Un hennissement cristallin, de pure joie, emplit les mondes subtils.