Nous avons aujourd'hui un enseignement prodigieux à explorer. Cet enseignement, je j’ai donné il y a quelques milliers d’années, mais également plus tôt, sous une autre forme. Disons que c’est le manuscrit révisé pour ce millénaire. Il conviendrait d’en fournir un nouveau pour le présent millénaire, mais vous avez déjà tant de mal avec toutes les traditions que ce n’est pas le bienvenu aujourd'hui.
Le principe de l’arbre de vie, c’est de tracer un cheminement entre les états de conscience qui conduisent à la pleine réalisation. Se réaliser, c’est comprendre l’essence de la vie même. Cette compréhension dépasse ce que le mental peut admettre. Il s’agit donc d’une compréhension qui le dépasse : le mental s’empare d’une part de celle-ci, le corps d’une autre, l’âme et la conscience d’une autre également. Pour comprendre l’arbre de vie, il est nécessaire d’unir tous ces composants et d’accepter des certitudes que le mental ne peut expliquer.
C’est donc un chemin qui est tracé, partant de Kether (la Couronne). Il s’agit de l’acte créateur de l’univers. Peu importe ce qu’est réellement l’univers et les légendes ou faits associés. Il y a un univers, il a été créé. La puissance liée à cette création se trouve dans Kether. Il n’est pas recommandé de s’y connecter sans préparation, car le chemin, en vérité, se fait dans le sens inverse de celui que je décris ici.
En deuxième lieu vient Chokhmah (l’Amour est sagesse), l’énergie qui forme l’épine dorsale des mondes. Ce n’est pas l’amour opposé à la haine, c’est l’amour qui transcende ces deux concepts. Celui qui est dans l’amour autant que dans la haine.
En troisième lieu vient Binah (la Forme), qui peut se comprendre comme des corps (tangibles ou non) qui s’épanouissent autour de l’Amour. Il convient de distinguer la Forme de la matière. On n’en est pas encore à la matière tangible.
En quatrième lieu vient Chesed (la Concrétisation), c’est-à-dire ce qui vient remplir les formes. Pour que Chesed fonctionne, il lui faut Daath (la Mémoire). C’est pourquoi, de la Forme, on traverse la Mémoire pour atteindre la Concrétisation.
En cinquième lieu vient Geburah (le Juge), car si les formes se remplissent n’importe comment, l’univers perd son enjeu. Alors, le Juge contient les règles qui maintiennent l’équilibre. Il gère le stock, en quelque sorte, dans lequel la Concrétisation puise. En vérité, c’est plus complexe que cela, au sens où le Juge ne contrôle pas la Concrétisation. Pour chaque forme qui se remplit, il lui fait écho avec un opposé.
En sixième lieu vient Tiphareth (la Conscience), pour que ce qui vient de s’emplir réalise sa propre existence.
En septième lieu vient Netzach (l’Inspiration), qu’utilise la Conscience pour provoquer une action. Sans elle, la Conscience pourrait réaliser, mais pas agir.
En huitième lieu vient Hod (le Bourreau), qui subit les lois du Juge et tente de les appliquer aux nœuds suivants. Ceci pour une raison simple : la mise en mouvement par l’Inspiration altère la Concrétisation (ce qui est contenu par la Forme), et la multiplicité des formes nécessite un vassal du Juge pour y appliquer des lois qui l’empêchent de sortir de la Forme. C’est un principe important de l’arbre de vie : les sous-ensembles (ou sous-mondes) ne doivent pas provoquer d’effet sur les nœuds supérieurs. C’est au niveau du Bourreau que se trouvent les archanges.
En neuvième lieu, Yesod (l’Illusionniste) crée la matière tangible et la régente.
En dixième lieu, Malkuth (le Réel) est un nœud propre à la Terre, qui gère tout le bordel que vous croyez être la galaxie et l’univers.
Le chemin de l’être humain part donc du Réel, se rend compte de ses dissonances et atteint l’Illusionniste. Il réalise qu’il y a quelque chose derrière la matière, des règles qui la sous-tendent, et débusque le Bourreau. Alors, s’il y a un applicateur, il doit y avoir une volonté au-dessus et, cherchant, il trouve le tryptique de l’Inspiration, de la Conscience et du Juge. Il met un peu de temps à comprendre les relations entre ces trois-là. Cela le conduit à étudier la Concrétisation et à observer ses limites : la Forme. Il peut alors sortir de la Forme pour s’unir à ce qui les sous-tend toutes : l’Amour. Et derrière elle, il est possible de remonter à l’impulsion créatrice : la Couronne.
La Kabbale est un chemin initiatique codifié. Toi qui lis cet enseignement après avoir atteint l’Ascension, tu vois à quel point il est exact. Mille traditions conduisent à la même chose, même si je suis particulièrement fier de la Kabbale, car on peut tout expliquer en aussi peu de phrases que celles que je viens de te donner.
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