Canalisation directe, canalisé le 7/31/2025 par Iphégore Ossenoire.

Le couple sacré

Nous parlions de l’homme et de la femme dans le couple. Qu’est qu’un homme et qu’est-ce qu’une femme ? Il est vrai que vous ne recevez aucune éducation en la matière. Il est aussi vrai que le monde est bien fait, et que la compatibilité des corps est un bon indice du potentiel de développement de chacun. Mais bon, je sais que tu ne te satisferas pas d’un « laisse donc faire la vie, elle fait bien les choses », espèce d’optimiseur !

Donc l’homme, on attend de lui du bon sexe, c’est-à-dire de la douceur, puis de la furie. La capacité à protéger, à défendre par la violence si nécessaire. Le mâle dans sa dimension animale et bobette. Viennent ensuite ses capacités d’écoute, d’entrain. Oui, l’homme doit pousser en avant, aller faire découvrir le monde et oser franchir les pas qu’on n’ose franchir seule. On attend de lui la capacité à réaliser les projets, à concrétiser des choses.

Mince, tu m’as percée à jour avant que j’attaque la suite. Rigolons tout de même !

La femme, on attend d’elle du bon sexe, c’est-à-dire celui qui nous sort de nos habitudes et qui nous pousse à des trucs de dingues dont on sort épuisé et heureux. Elle est accueil, câlin, tendresse. Elle a des convictions et du tempérament, pour qu’on ne s’endorme pas. Elle sait prendre en main les choses, même si elle préfère que ce soit les autres qui le fassent. Elle pense trop par rapport à ce qu’elle agit.

Ensuite, il y a l’autre version de l’homme. Celui qui fait tout, qui dirige tout, qui impose. Et l’autre version de la femme, celle qui fait tout, qui dirige tout, qui impose et qui râle parce qu’elle doit le faire.

Et ainsi donc, nous retrouvons le masculin sacré, le féminin sacré et leurs formes déviantes. Enfin presque, puisque le féminin sacré déviant est dans l’absorption outrancière. C’était pour la touche d’humour, car, en réalité, on s’en cogne complètement, du genre de la personne, dans le couple sacré.

Le couple sacré commence par le parfait équilibre entre le masculin et le féminin sacré, et la totale complétude en soi. Évidemment, c’est yin et yang, donc tantôt l’un, tantôt l’autre, et il serait préférable que le ou la partenaire soit à l’antipode pour qu’il y ait complétude permanente. C’est rarement aussi bien synchronisé, mais ça peut se travailler consciemment pour devenir un automatisme inconscient. Allons donc !, me diras-tu, qu’est-ce qu’on met dans le couple alors, à part du bon sexe (seul point sur lequel tout le monde s’accorde) ? Une vision de la vie et des projets communs. C’est tout.

Il faut bien comprendre que c’est une intersection. Ce n’est pas une réalisation autonome. Ce n’est pas quelque chose dans lequel on se dissout. C’est le fonctionnement complémentaire de deux êtres qui se sont trouvés et ont décidé de faire quelque chose ensemble qui les motive tous les deux. Ce n’est pas une succession d’évènements planifiés pour « garder la dynamique de couple ». S’il faut réfléchir à la dynamique de couple, c’est déjà mal barré, car cela signifie qu’on projette le couple comme une entité singulière qu’il faudrait satisfaire. Et donc, puisqu’il s’agit d’une intersection, chacun vit également des choses hors du couple. Des projets personnels. Des ambitions personnelles. Des relations extraconjugales qui rechargent les batteries, par exemple. Ou des journées de pêche, de yodel ou que sais-je encore.

Le couple sacré, c’est avancer dans la vie avec un être entier qui évolue par lui-même, qu’on soutient dans son évolution, qu’on prend plaisir à voir grandir, qu’on s’efforce avec facilité à lui ouvrir les yeux sur notre propre regard pendant que, dans un miroir parfait, nous avançons de la même manière. Beau projet, n’est-ce pas ? :D

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